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La Pimbêche

Louise Forestier avec El Motor… c’était magnifique.

Anne Laguë
18 juin 2010

Hier soir à la Cinquième Salle de la PDA, Louise Forestier achevait une tournée accompagnée du groupe El Motor, duquel fait partie son fils, le guitariste Alexis Dufresne. Les absents ont eu tort. Vraiment très très tort.

C’était magnifique.

(Je pourrais arrêter l’article ici; j’aurais moins peur de gâcher le moment en y mettant des mots mal choisis, des images faibles. Mais puisqu’il le faut!)

Si les p’tits jeunes comme moi ont été complètement abasourdis devant la force de cette femme qui vous propulse contre le mur simplement en se tenant debout et en poussant un la (y’a pas un petit quelque chose de Piaf là-dedans?), ceux qui l’ont connue depuis ses jeunes années ont retrouvé une Louise Forestier toujours folle et gamine, au répertoire rafraîchi. Le spectacle a été composé de chansons récentes et de plus vieilles, de ses classiques bien sûr. Pour ces dernières, elle a laissé les gars d’El Motor se servir et les habiller à leur manière : rock, atmosphérique, légère mais soutenue. Sur la scène bordée de grands arbres artificiels, les cinq musiciens entouraient Louise Forestier, lui fabriquant, a-t-elle expliqué, un mur de son sur lequel s’appuyer avec confiance. On y croit sans peine : on aurait dit que la chanteuse n’avait eu qu’à mettre sa merveilleuse voix sur le travail final. El Motor assurait sans peine et tout ce beau monde se regardait dans les yeux, avec amour et émotion. Le mariage entre leur musique rock juste assez tempérée et Louise Forestier était parfait. Oui oui.

Quelle voix. Quelle interprète. Quelle femme.

Parmi ses pièces récentes, j’ai retenu « Seul(e) de ta gang », magnifique avec les voix des gars. Aussi, « Y avait-il quelqu’un », coécrite avec Catherine Major, nous a transportés entre des envolées rock puissantes et des retours au calme abrupts.

Environ à mi-chemin, le spectacle a pris une tengeante quelque peu rétro, d’abord avec « Ah toi belle hirondelle » et « Alabama Song » en français. Forestier a ensuite expliqué qu’elle avait écrite la prochaine chanson en tentant, de mémoire, de se remettre dans l’ambiance de « ces fameuses années 70 », faisant rimer mezcal et cristal, dans mes yeux et oiseaux lumineux. Elle a ensuite interprété « La marche du président » avant de laisser la place à El Motor pour deux nouvelles pièces du quintette, « L’Homme-éléphant » et « Le Funiculaire ». (***Mise à jour : voyez la vidéo des Francos, un extrait de ces deux pièces.)

J’ai eu très peur de décrocher lorsque la dame a chanté une pièce sur l’amour de son chien… Eh bien, elle l’a réchappée tout de suite après en disant qu’elle n’avait même pas de chien, que c’était une chanson niaiseuse, mais qui fait donc du bien à chanter! Voilà, elle savait, comme une mère. Les mères savent tout.

Le concert s’est terminé sur un « Dans la prison de Londres » quasi punk, une « Lindberg » légère et aérienne et un « California » plus rock que l’originale psychédélique. Ces deux dernières se firent en duo avec P-A, la voix d’El Motor, et, je le dis sans pudeur, on n’a même pas regretté l’absence de Charlebois. Et j’adore Charlebois.

Si, après avoir lu cela, vous croyez que c’était une merveilleuse soirée, ben dites-vous que c’était encore mieux. (Philippe Renault de Rue Frontenac a écrit une critique qui se tient, contrairement à moi.)

2 commentaires
  • val
    18 juin 2010

    arrête donc de te taper sur la tête! C’est foutument bien écrit ton truc!

  • [...] La dernière fois que j’ai vu El Motor, c’était en compagnie de la belle Louise Forestier aux Francos, en 2010. J’en frissonne encore, quand j’y pense. Le band indie-rock bien connu présentera du nouveau matériel, qui se retrouvera sur un album à paraître prochainement, le 26 avril au Divan Orange. [...]

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Anne Laguë

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