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La Pimbêche

Alice & the Intellects : lundi doux

Anne Laguë
21 février 2012

Hier soir (lundi), au bar Chez Baptiste sur Masson, le groupe pop-jazzy Alice & the Intellects s’est montré aussi impeccable sur scène que sur album.

Quel talent, quel ensemble que ce quatuor! La voix si belle, souple et chaude de la chanteuse Ariane Bisson McLernon accompagne des morceaux à saveur pop, jazz, folk, un peu classique, même. Savez, lorsqu’on sent que la musique n’est pas là que pour soutenir des textes? Alice & the Intellects a de très belles compositions qui auraient leur raison d’être même sans voix, et sont jouées par des musiciens appliqués. Remarquez, la voix de la chanteuse est si belle qu’un musicien doit avoir envie que chaque corde pincée, chaque coup de baguette soit senti.

À part lors de quelques crescendos, les chansons restent humbles et sobres : contrebasse, piano, guitare, batterie. Le tout en contrôle et en retenue. Certaines des pièces auraient toutefois le potentiel pour être arrangées avec grandeur : violons, cymbales, xylophone! (Est-ce le souvenir tout frais de Philippe B et le Quatuor Molinari qui me fait dire ça?)  Ajoutez à cela la très belle présence de Mlle Bisson McLernon derrière son clavier ainsi que celle du guitariste Stéphane Leclerc (aussi un G-String DJ Champion), et me voilà conquise.

Je me relis là… Coudonc, Laguë, es-tu amie avec le band, coudonc? Même pas. Promis juré.

Holy première partie

En première partie, le groupe Irreverend James and the Critical Mass Choir, aperçus à M pour Montréal en novembre, m’a surprise avec un gospel très traditionnel. Des reprises de classiques du répertoire gospel étaient chantés par un certain Baptiste, un gars avec une voix étonnante. Par moments moments, toutefois, cette même belle voix peut être un peu trop poussée, à mon avis. Quant au « choir », j’en retiens le super groove du pianiste, mais rien qui ne ressemble à une chorale. À vrai dire, les choeurs, assurés par les trois musiciens, n’étaient pas tellement efficaces. Rien qui ne se travaille pas, mais pas tout à fait au point. Entre les chansons, le chanteur prenait un accent de preacher afro-américain pour tenir des discours anti-harperiste, pro-gai ou pro-Palestine. Amusant, bien qu’on ait envie qu’il lâche parfois le personnage. Mais les gars ont du fun avec leur gospel et leurs rôles respectifs, et on s’amuse aussi. Alleluia.

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